Verrières du transept, situées à l'est
La Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, imposant témoignage du patrimoine acadien, a été désignée « Monument de la Reconnaissance acadienne » par son tout premier archevêque, Mgr L.-J.-Arthur Melanson. De plus d’une façon, les grandes verrières qui dominent le paysage du transept comptent parmi les œuvres exemplifiant le mieux le caractère de cette reconnaissance. Immortalisés dans le verre, on retrouve la survivance du peuple acadien et la fervente piété qu’il voue à Marie, patronne et protectrice de l’Acadie.
À l’est du transept, la grande verrière met en relief l’histoire religieuse de l’Acadie, soit celle des institutions et personnages ayant marqué la foi caractéristique du peuple acadien. À l’ouest, brille l’histoire générale de l’Acadie ; la souffrance et la vitalité de son peuple, de sa fondation jusqu’à une ère plus moderne. Une exploration de ces deux verrières, parfois surnommées « bandes dessinées acadiennes », permet donc une compréhension plus approfondie de l’histoire qu’elles racontent.
C’est la collaboration de l’artiste verrier français Auguste Labouret, de l’architecte Louis Napoléon Audet, de deux sœurs de la congrégation Notre-Dame-du-Sacré-Cœur et enfin de l’archevêque Mgr L.-J.-Arthur Melanson, sur son lit de mort, qui a rendu possible la réalisation de ces verrières dites « historiées ». Pionniers et fondateurs, femmes comme hommes, figurent sur ces œuvres dressées à l’effigie de l’Acadie, dont les peintures initiales ont été dessinées par les sœurs Marie-Léonide (Gertrude Godbout) et Marie-Agnès (Edna Duguay).
D’un point de vue technique, ce travail s’inscrit dans la tradition du vitrail : celle de la (relativement) mince vitre, teintée et entourée de plomb, avec une exécution de Labouret selon les dessins originaux des sœurs. Chacune de ces deux verrières est composée de 10 scènes, toutes ayant leurs particularités, toutes illustrant un certain moment dans l’histoire de l’Acadie. Les verrières comptent un total de 18 panneaux chacune ; ceux-ci sont organisés selon 6 rangées de 3 panneaux, les panneaux des rangées de 2 à 5 étant regroupés en ce que l’on appelle des triptyques – trois éléments individuels, dans ce cas trois panneaux qui, mis ensemble, forment une scène.
Finalement, le 8 octobre 1941, Labouret et Audet obtiennent l’approbation de l’archevêque et procèdent ainsi à l’installation des verrières dans le transept de la Cathédrale. Mgr L.-J.-Arthur Melanson meurt le 23 octobre, sa supervision des grandes verrières historiées ayant été sa dernière contribution matérielle, et sans doute la plus représentative, du Monument de la reconnaissance qu’il a lui-même baptisé.
Transcription
Cette vidéo [sans son] présente un lent panoramique de l’intérieur d’une église, se concentrant sur un ensemble de vitraux colorés qui dépeignent l’histoire acadienne. Ces vitraux illustrent des moments clés tels que la fondation de l’Acadie en 1604, des scènes religieuses importantes et des événements poignants comme la déportation, symbolisée par la séparation et la détresse. Les vitraux commémorent également l’adoption de symboles nationaux. Une fresque murale sur le mur de gauche est ensuite révélée.









