Vitraux des femmes est
Maternité de Marie/Sara

La Maternité de Marie, à la gauche, se lie dans ce diptyque avec Sara (Sarah, ou originalement Saraï en hébreu), femme et demi-sœur d’Abraham. La tradition chrétienne place Abraham à l’origine du monothéisme « abrahamique », c’est-à-dire des trois grandes religions monothéistes : le christianisme, le judaïsme et l’islam.

Les écrits de l’Ancien Testament témoignent qu’à l’âge de 89 ans, Sara apprend qu’elle enfantera bientôt un fils. C’est avec incrédulité qu’elle reçoit la nouvelle, n’y croyant d’abord tout simplement pas. Pourtant, l’année suivante, alors qu’elle a 90 ans et qu’Abraham en a 100, elle donne bel et bien miraculeusement naissance à un fils ; Isaac. Sara décède ultimement 37 ans plus tard, à l’âge de 127 ans. L’œuvre d’Auguste Labouret met en évidence cette histoire de la Genèse en soulignant le passage suivant : « Dieu visita Sara et elle enfanta dans sa vieillesse ». Dans le vitrail, nous pouvons donc apercevoir Sara portant dans ses bras un enfant, très vraisemblablement son fils Isaac.

Le récit de Sara s’apparente fortement à la Maternité de Marie, cette dernière enfantant le fils de Dieu. La nativité de Jésus demeure le plus connu et le plus marquant des événements relatés par la Bible, la date de sa naissance signalant le début de l’ère chrétienne. La citation figurant sur ce vitrail, « L’Esprit Saint surviendra en vous », fait référence au passage de la Bible lors duquel l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle concevra, et que l’enfant sera Fils de Dieu. Les maternités de Sara et de Marie se rejoignent donc dans le miracle et le prodige de la circonstance, ainsi que dans l’importance qu’accorde la tradition biblique à leurs fils. Isaac, fils de Sara et d’Abraham, « devient père d’un peuple innombrable » (Garriguet, 1933, p.28) ; la Genèse le souligne comme étant l’un des patriarches du judaïsme. Jésus, Fils de Dieu et fils de Marie, en tant que figure centrale du christianisme, mène l’humain à sa rédemption.

Bg a propos bottom edge