Vitraux des femmes est
Victoire de Marie/Ève

Le mystère évoqué par ce diptyque est celui de la Victoire de Marie. À sa droite est représentée Ève, une figure biblique de l’Ancien Testament plus communément associée au mythe d’Adam et Ève.

Selon la Genèse, Ève fut la première femme créée par Dieu; il donna ainsi au premier homme, Adam, une compagne. L’Ancien Testament les situe dans le merveilleux jardin d’Éden, où Dieu leur interdit de consommer le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ève, encouragée par le serpent, succombe cependant à la tentation : elle mange d’abord le fruit, puis en offre à Adam. En guise de punition, Dieu impose l’animosité entre la femme et le serpent, puis condamne la femme à accoucher en souffrance, et l’homme à travailler pour sa nourriture. Ève et Adam, ayant fait le choix de la liberté, sont finalement chassés hors du jardin d’Éden. Le vitrail d’Auguste Labouret fait référence à ce récit ; nous y apercevons le fruit entre les mains d’Ève, et le serpent s’élevant à ses côtés. La citation soulignée, « Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme », est issue du passage 3.15 de la Genèse. Le terme « inimitiés » est synonyme d’un sentiment d’hostilité, une référence à la promesse faite par Dieu de mettre animosité entre la femme et le serpent.

La Victoire de Marie est le triomphe de cette dernière sur le mal, et sa réparation du péché originel que commet Ève en mangeant le fruit. Le passage mis en évidence dans ce vitrail est tiré des paroles de l’Ave Maris Stella : « Affermissez-nous dans la paix en changeant le nom d’Ève ». Garriguet (1933, p.28) remarque que Ève est « créée dans l’innocence », comme Marie est « conçue sans péché », que Ève fait « l’ornement du paradis terrestre » comme Marie fait « les délices de la terre et du ciel », et que Ève « donne la vie naturelle à tous les hommes », comme Marie « procure à tous la vie de la grâce ».

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