Vitraux des femmes ouest
Compassion de Marie/Mère des Macchabées

Ce diptyque met en évidence les liens entre la Compassion de Marie et, à sa gauche, la mère des Macchabées. Les Macchabées sont une famille juive de l’Ancien Testament, et un élément central de la révolte du peuple juif contre la dominance grecque.

C’est de sept fils et d’une mère que sont composés les Macchabées, et leur rôle primordial dans la résistance juive ainsi que leur subséquent martyre sont relatés dans le deuxième Livre des Macchabées. Les noms des membres de la famille ne sont pas mentionnés dans cet ouvrage, mais des légendes ultérieures feront usage des noms « Hannah » et « Solomonia » pour la mère. Après avoir refusé de manger de la viande de porc, prohibée par la Torah, les sept jeunes de la famille sont condamnés à mort par le roi grec Antiochus. La mère des Macchabées meurt après avoir vu, un à un, ses sept fils être torturés et périr : le martyre des Macchabées. La phrase « Mon fils ne craint pas ce bourreau » est illustrée dans l’œuvre de Labouret, une référence à la résistance de la famille Macchabée face à la persécution. Dans le vitrail, la mère tient dans sa main un rameau d’olivier, qui renvoie à cette phrase issue du Livre des Macchabées : « Tu es comme un olivier chargé de fruits dans la demeure de Dieu ». Cette citation invoque la sagesse, la compassion et la vertu de la mère des Macchabées.

La Compassion de Marie est le moment lors duquel elle se tient debout près de la croix où son fils crucifié agonise. La compassion qui lui est associée provient de la façon dont elle ressent la souffrance de Jésus. « Près de la croix se tenait sa mère », soit la phrase représentée sur le vitrail de Labouret, se réfère très visiblement à cet événement. Marie et la mère des Macchabées se rejoignent donc dans leur douleur et leur compassion ; chacune d’entre elles aura à être témoin de la mort d’un fils, et chacune d’entre elles ressentira, dans sa pleine étendue, la souffrance de sa progéniture.

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