Vitraux des femmes ouest
Médiation de Marie/Abigail​

La Médiation de Marie, à la droite, se lie dans ce diptyque avec Abigaïl, une femme israélite. C’est dans le Premier Livre de Samuel, de l’Ancien Testament, que sa vie est relatée.

Le récit d’Abigaïl raconte qu’elle aurait d’abord été l’épouse de Nabal, un prospère éleveur de brebis et de chèvres, puis de David, troisième roi de la monarchie d’Israël. Une année, lors de la tonte, David et ses hommes protègent l’élevage de Nabal alors qu’Abigaïl est toujours mariée à ce dernier. Malgré le service qui lui a été fait, l’ingrat Nabal refuse de ravitailler les hommes. Abigaïl, pour éviter la ruine de son mari, va leur distribuer de la nourriture, et les incite à ne pas se soucier des agissements de Nabal. Dix jours après cet incident, Nabal meurt, et Abigaïl épouse plus tard David. Le vitrail de Labouret rappelle donc « faites tomber sur moi seigneur l’iniquité de Nabal », supplique d’Abigaïl afin de concilier Nabal et David. Aux pieds d’Abigaïl sont également observables du pain et du vin, deux symboles indispensables du christianisme.

La Médiation de Marie renvoie à l’un des événements les plus référenciés de la tradition chrétienne, soit le premier miracle de Jésus, lors duquel il changea de l’eau en vin. Au cours d’un mariage à Cana en Galilée, le vin vient à manquer et c’est Marie qui l’annonce à Jésus, lui disant : « Ils n’ont pas de vin. » Il lui répond « Que me veux-tu », et elle répond elle-même aux serviteurs, comme l’indique la phrase soulignée sur le vitrail de Labouret : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Jésus dicte donc aux serviteurs les démarches à entreprendre et change l’eau en vin. Les parallèles entre Abigaïl et la Médiation de Marie sont donc justement cela, une médiation ; Abigaïl, grâce à son intelligence et à son compromis, se sauve de la ruine, et Marie, grâce à son initiative, sauve les noces et protège la sainteté du mariage.

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